« Pas
d'arrière-
pensée politique »
« Il n'y a là aucune arrière-pensée
politique. Nous ne critiquons
pas l'action de la municipalité
mais le fonctionnement du Conseil,
c'est tout, appuie le porte-parole,
Jean-François Mutel, en octobre,
devant quatre conseillers municipaux,
j'avais déclaré que le nombre
de fois où nous serions saisis
pour avis serait le témoin de
notre utilité. Eh bien, nous
ne l'avons jamais été. »
Le bureau indique donc ne plus
envisager « l'organisation de
nouvelles réunions des commissions. »
Déclencheur de cette froide
indignation : la vidéosurveillance,
notamment. En décembre, le bureau
avait en effet demandé à la
Ville l'organisation d'une « réunion
d'information » sur la nature
du dispositif. Il avait en outre
demandé à participer au futur
comité d'éthique. « Le sujet
préoccupe les habitants et les
commerçants, nous attendions
une réponse, un signe », indique
Jean-François Mutel.
Depuis décembre, rien. Le dernier
de courrier de Catherine Seegmuller,
adressé lundi au bureau, évoque
au contraire « l'organisation
de manifestations festives »
s'indignent les frondeurs. « Sur
la vidéo, rien. Sur les propositions
des commissions de travail,
en matière de stationnement
par exemple, rien. Non, on nous
parle de balcons fleuris et
d'animations dans les maisons
de retraite, il y a un problème »,
souligne André Plouzin, membre
du bureau et président de l'Association
pour la sauvegarde des intérêts
des résidants et de leur environnement
(SIDRE).
« Je les trouve
procéduriers »
« Je pense que le conseil
se cherche un peu en termes
de méthode de travail. Je les
trouve procéduriers. Ils ne
me demandent rien quand je les
rencontre mais ils me font des
courriers. Bon, il faut qu'on
se parle », a hier lancé Catherine
Seegmuller, adjointe du quartier.
Et l'élue de souligner : « La
réponse sur la vidéosurveillance
est imminente, la Ville comptait
organiser une réunion d'information
avec tous les porte-parole des
Conseils mi-février. Quant aux
comptes-rendus du travail des
commissions reçus début janvier,
les services techniques travaillent
dessus. Et nous ne sommes que
début février. Je m'engage de
toute façon à répondre aux questions
et propositions formulées. »
Dans l'attente d'une rencontre,
les signataires de la lettre
déclarent « se réserver la possibilité
de convoquer une assemblée plénière
extraordinaire » qui décidera
de la conduite à tenir jusqu'aux
prochaines élections du bureau,
au Printemps.
Manuel
Plantin